Chère lectrice, cher lecteur,
Ce week-end, Wall Street fermera ses portes.
Les ordres ralentiront, les équipes rentreront chez elles, et la machine ne repartira que lundi.
Mais ailleurs, le marché continuera de tourner.
Pendant ce temps, l’or, le pétrole, Nvidia, Tesla, le Nasdaq et le S&P 500 continueront de s’échanger.
Tous sont déjà négociables sur Hyperliquid, 24 heures sur 24, week-end compris.
Les investisseurs y engagent déjà des sommes considérables.
Sur une seule semaine de juillet, ces marchés liés aux actions et aux matières premières ont généré 25 milliards de dollars d’échanges.
Ils ont représenté 52 % de toute l’activité hebdomadaire de la plateforme.
Sur l’une des plus importantes places de marché de l’univers crypto, les actifs traditionnels ont dépassé les crypto.
Ces 25 milliards de dollars annoncent un bouleversement bien plus large.
La prochaine révolution de la blockchain pourrait effacer la frontière entre la Bourse et Internet.
Cette frontière commence déjà à céder.
La SEC entrouvre la porte
Au moment où j’écris ces lignes, la SEC préparerait un cadre permettant de négocier plus facilement des actions tokenisées aux États-Unis.

Tokeniser une action consiste à la représenter sur une blockchain pour qu’elle puisse circuler et se régler presque instantanément.
Si ce cadre se confirme, une action américaine pourrait demain être négociée :
- à toute heure ;
- sans attendre le lundi matin ;
- avec un règlement presque immédiat ;
- et, potentiellement, en fractions accessibles à davantage d’investisseurs.
Pendant des décennies, Wall Street a imposé ses horaires, ses intermédiaires et ses délais au reste du monde.
La blockchain inverse le rapport de force.
Les obligations et les fonds monétaires suivent déjà
Le mouvement gagne déjà les obligations et les fonds monétaires.
Cette semaine, la banque japonaise MUFG a annoncé un test de règlement en temps réel d’opérations sur obligations d’État japonaises grâce à la blockchain.

Un règlement qui peut aujourd’hui prendre jusqu’à trois jours pourrait devenir presque instantané et fonctionner 24 heures sur 24.
Au même moment, la SEC vient d’autoriser Franklin Templeton à détenir l’un de ses fonds monétaires de sur la blockchain.
Ce fonds tokenisé calcule sa valeur liquidative chaque heure, permet des transactions intra journalières et accélère leur traitement.
Il commence ainsi à servir de compte de trésorerie onchain à des véhicules financiers classiques.

Les actions ont ouvert la marche.
Les obligations d’État et les fonds monétaires suivent déjà.
La SEC, MUFG et Franklin Templeton participent directement à ce mouvement.
L’expérience a dépassé le cercle des passionnés.
Les briques fondamentales du système financier commencent à migrer.
Les grandes institutions parlent d’ailleurs de moins en moins de « crypto ».
Elles parlent de règlement instantané, de marchés ouverts en permanence, d’une liquidité plus mobile et de coûts réduits.
L’adoption avance à mesure que le mot « blockchain » disparaît du discours.
Hyperliquid montre que la demande existe déjà
Hyperliquid apporte la preuve que les investisseurs n’attendent pas cette transformation les bras croisés.
Grâce à son système HIP-3, des opérateurs peuvent créer des marchés perpétuels liés à des actifs traditionnels.
Ces contrats ne donnent pas directement la propriété d’une action Nvidia ou d’une part de SpaceX. Il s’agit d’expositions synthétiques à leur prix.
La demande reste bien réelle malgré la nature synthétique de ces contrats.
Les investisseurs veulent négocier tous les actifs du monde avec la vitesse et la disponibilité de la blockchain.
En juillet, les positions ouvertes sur l’or, le pétrole, Nvidia, Tesla, le Nasdaq et SpaceX ont atteint environ 3,6 milliards de dollars sur Hyperliquid.
Les marchés HIP-3 représentent désormais près de la moitié du volume de la plateforme.

L’investisseur qui veut une exposition à l’or un dimanche soir ne se demande pas si le COMEX est ouvert.
Il clique.
Le véritable concurrent de Wall Street est un marché qui ne dort jamais.
Hyperliquid vise désormais le marché américain
Hyperliquid bloque encore officiellement les traders américains.
Pourtant, la plateforme chercherait désormais une voie d’accès au marché des États-Unis et aurait déjà engagé environ 29 millions de dollars dans sa bataille réglementaire à Washington.

La plateforme vise bien au-delà des crypto.
Hyperliquid veut devenir une place de marché mondiale où l’on peut négocier n’importe quel actif, à n’importe quelle heure.
Cette perspective commence à inquiéter les géants historiques CME et ICE.
Ils ont compris le danger : si les investisseurs prennent l’habitude d’accéder aux marchés traditionnels sur une infrastructure ouverte en permanence, les horaires et les frontières de la Bourse deviennent un handicap.
Le prochain marché haussier pourrait porter sur le marché lui-même
Depuis quinze ans, nous avons surtout demandé quelle cryptomonnaie allait gagner.
Mais aujourd’hui, une autre question s’impose :
Qui possédera l’infrastructure lorsque les actions, les obligations, les fonds, l’immobilier et les matières premières circuleront sur blockchain ?
La SEC prépare le terrain pendant que MUFG teste le règlement d’obligations en temps réel.
Franklin Templeton relie déjà ses fonds monétaires à la finance onchain.
Sur Hyperliquid, des milliards de dollars montrent que la demande existe avant même que le cadre ne soit prêt.
La migration a déjà commencé.
La prochaine vague fera basculer les actifs du monde entier sur la blockchain.
Les infrastructures qui les accueilleront pourraient capter une part immense de leur valeur.
Quand le grand public le verra, ces entreprises auront peut-être déjà pris une avance impossible à rattraper.
Qui captera la valeur de cette migration ?
Notre équipe a étudié cette transformation dans le dossier spécial Tokenisation de Blockchain 2030.
Vous y découvrirez quelles infrastructures pourraient capter la valeur créée par cette migration.
La thèse paraissait encore lointaine il y a quelques années.
Cette semaine, la SEC, MUFG, Franklin Templeton et Hyperliquid viennent de la rendre beaucoup plus concrète.
JE DÉCOUVRE LE DOSSIER SPÉCIAL TOKENISATION
À votre indépendance,
Mehdi Berrada
Rédacteur en chef de Coup d’Avance



