Quand investir en immobilier ? Pourquoi l’attente est votre pire ennemie (Le facteur risque invisible)

Le « Market Timing » est le débat favori des investisseurs. Faut-il attendre que les taux baissent ? Que les prix chutent ? Dans ce guide de 2000 mots, nous démontrons que le vrai danger n’est pas le marché, mais votre propre « fenêtre d’opportunité biologique ».

 

 

1. Le témoignage de Mélanie : Un choc de réalité

Tout commence souvent par une phrase anodine : « Je vais le faire, mais j’attends le bon moment. » Mélanie, 36 ans, cadre dynamique et mère de deux enfants, partageait cette philosophie. Pour elle, l’immobilier était un projet « à moyen terme ». Elle attendait que son apport personnel soit un peu plus conséquent, que les taux d’intérêt perdent quelques points de base, que les enfants grandissent.

Puis, l’imprévisible s’est invité. Un matin, une douleur. Un rendez-vous médical « par précaution ». Le verdict tombe comme un couperet : cancer du sein. Au-delà du combat pour la vie, Mélanie a découvert une double peine : le gel total de ses projets d’avenir.

« Bonjour, je suis en traitement pour un cancer du sein. Les assurances pour les emprunts n’assurent plus les personnes en longue maladie pendant 10 ans. Je ne peux donc pas investir. Je suis bloquée. »

Ce témoignage poignant soulève une question que peu de formateurs en immobilier abordent : votre capacité d’emprunt n’est pas qu’une question de revenus, c’est une question de santé. En France, le système bancaire est intrinsèquement lié à l’assurance. Pas d’assurance, pas de prêt. Pas de prêt, pas de levier. Pas de levier… pas de liberté financière.

 

2. La psychologie de la procrastination financière : Pourquoi nous attendons trop

Pourquoi l’être humain a-t-il cette tendance viscérale à repousser ? En finance, cela s’appelle l’inertie de l’investisseur. Nous cherchons des conditions « parfaites » qui, par définition, n’existent jamais.

 

Le mythe du « bon moment » économique

L’investisseur débutant se focalise sur les variables externes :

  • Les taux de la BCE (Banque Centrale Européenne).
  • L’indice des prix de l’immobilier.
  • Le contexte géopolitique.

Pendant que vous analysez ces données, votre capital santé, lui, ne fait que diminuer statistiquement. Chaque mois qui passe augmente la probabilité d’un incident de parcours : une pathologie chronique, un burn-out, un accident domestique, ou simplement l’usure naturelle du corps.

Le biais d’optimisme

Nous pensons tous être à l’abri. Pourtant, les chiffres de la Sécurité Sociale sont formels : le nombre d’Affections de Longue Durée (ALD) ne cesse de croître. En reportant votre investissement à « plus tard », vous faites un pari extrêmement risqué : vous pariez que votre moi futur sera en meilleure santé (ou au moins dans le même état) que votre moi présent. C’est statistiquement une erreur de gestion de risque.

 

3. L’Assurance Emprunteur : Le véritable moteur du crédit

Pour comprendre l’urgence d’investir, il faut plonger dans la mécanique technique de l’assurance de prêt immobilier. L’assurance n’est pas une simple formalité administrative ; c’est le cœur du réacteur de votre enrichissement.

 

Qu’est-ce que l’assurabilité ?

L’assurabilité est votre capacité à être « accepté » par une compagnie d’assurance à un tarif standard. Les assureurs sont des gestionnaires de risques. Ils utilisent des tables de mortalité et de morbidité pour décider si, oui ou non, ils vont garantir votre prêt.

Les trois niveaux de réponse de l’assureur :

  1. Acceptation aux conditions normales : Vous payez le tarif de base.
  2. Ajournement : L’assureur refuse de vous couvrir pour l’instant et vous demande de revenir dans 2, 5 ou 10 ans (cas de Mélanie).
  3. Refus pur et simple : Votre profil est jugé trop risqué. Votre projet immobilier meurt instantanément.

Le risque de « l’incident mineur »

On s’imagine qu’il faut une maladie grave pour être bloqué. C’est faux. Une hernie discale, une dépression documentée, un problème de genou après une saison de ski, ou une apnée du sommeil peuvent suffire à générer des exclusions de garanties. Imaginez : vous achetez un immeuble de rapport, mais votre assurance exclut les problèmes de dos. Si vous devenez invalide suite à un accident de portage, l’assurance ne remboursera pas votre crédit. Vous vous retrouvez avec une dette et sans revenus professionnels.

 

4. Loi Lemoine et Convention AERAS : Le cadre juridique actuel

En tant qu’investisseur avisé, vous devez maîtriser les outils législatifs à votre disposition. La France possède l’un des cadres les plus protecteurs au monde, mais il a ses limites.

 

La Loi Lemoine (2022) : Une révolution partielle

Cette loi a supprimé le questionnaire de santé pour certains prêts. C’est une aubaine, mais attention aux conditions strictes :

  • La part assurée par personne doit être inférieure à 200 000 €.
  • Le prêt doit être remboursé avant le 60ème anniversaire de l’emprunteur.

Si votre projet dépasse ces seuils (ce qui arrive vite en investissement locatif ambitieux), le questionnaire médical revient en force. Et là, votre historique des 10 dernières années sera scruté à la loupe.

La Convention AERAS : Le dernier recours

AERAS signifie « s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé ». C’est un dispositif qui permet de faire examiner votre dossier par des experts médicaux de second et troisième niveau.
Le problème ? Les délais sont extrêmement longs (souvent incompatibles avec un compromis de vente) et les surprimes peuvent atteindre 200% ou 300% du tarif normal, détruisant instantanément votre cash-flow net.

 

5. L’investissement comme bouclier familial : L’aspect prévoyance

Investir maintenant, c’est aussi utiliser le système bancaire pour protéger ses proches. C’est un aspect de la liberté financière que l’on oublie souvent : la prévoyance par l’actif.

 

Prenons un exemple concret :
Admettons que vous achetiez un appartement à 250 000 € aujourd’hui. Vous êtes jeune et en bonne santé, votre assurance vous couvre à 100% sur le décès et l’invalidité.
Si, par malheur, un accident survient dans trois ans :

  • L’assurance rembourse la totalité du capital restant dû à la banque.
  • Votre famille ou vos héritiers se retrouvent avec un bien immobilier entièrement payé.
  • Ils perçoivent 100% des loyers nets chaque mois.

L’immobilier est le seul placement au monde qui vous permet de créer une sécurité financière immédiate pour vos proches, financée par le locataire et garantie par l’assureur.

 

6. Stratégie : Comment agir si vous avez peur du timing ?

Si vous hésitez encore, voici la méthode pour sécuriser votre avenir sans attendre des conditions de marché « parfaites ».

 

A. Sécurisez votre assurabilité immédiatement

Même si vous n’avez pas encore trouvé « la » perle rare, faites un point avec un courtier en assurance. Testez votre profil. Si vous êtes en pleine santé aujourd’hui, c’est votre plus grand avantage compétitif sur le marché.

B. Visez des petits lots pour bénéficier de la Loi Lemoine

Si vous avez un historique médical léger, privilégiez des acquisitions de moins de 200 000 €. Cela vous permet d’éviter le questionnaire médical et de construire votre empire pierre par pierre, sans que votre passé de santé ne vous freine.

C. La stratégie de « l’escalier »

N’attendez pas d’avoir les fonds pour un immeuble de 10 appartements. Achetez un studio cette année. Un T2 l’année prochaine. Chaque signature chez le notaire verrouille un contrat d’assurance. En multipliant les petits prêts, vous lissez votre risque médical.

 

Conclusion : Le prix du regret est supérieur au prix du marché

Le cas de Mélanie n’est pas une exception, c’est un signal d’alarme pour tous ceux qui pensent que le temps est une ressource infinie. En investissement immobilier, le risque n’est pas que les prix baissent de 5%. Le risque est de ne plus pouvoir jouer du tout.

 

Votre plan d’action immédiat :

  1. Vérifiez votre capacité d’emprunt réelle.
  2. Prenez rendez-vous pour une visite immobilière cette semaine.
  3. Arrêtez de lire les actualités sur les taux et commencez à construire votre sécurité.

Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui. N’attendez pas que votre corps vous dise « non » alors que votre esprit crie « liberté ».

Note d’expertise : Cet article a été rédigé avec l’appui des directives de la Convention AERAS et des mises à jour de la Loi Lemoine 2022. Pour toute situation médicale spécifique, consultez un courtier spécialisé en risques aggravés.

 

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1 réponse
  1. Guillot
    Guillot dit :

    Bonjour,
    Je suis très intéressé par l’investissement mais je suis novice et j’ai mon conjoint qui sort d’une maladie lourde, quelles sont les conditions pour créer si une membre est malade (ou en cours de rémission)
    Par avance merci pour votre aide.

    Répondre

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