Quand se lancer dans l’investissement immobilier ?

Quand investir en immobilier ? Pourquoi l’attente est votre pire ennemie (Le facteur risque invisible)

Le « Market Timing » est le débat favori des investisseurs. Faut-il attendre que les taux baissent ? Que les prix chutent ? Dans ce guide de 2000 mots, nous démontrons que le vrai danger n’est pas le marché, mais votre propre « fenêtre d’opportunité biologique ».

 

 

1. Le témoignage de Mélanie : Un choc de réalité

Tout commence souvent par une phrase anodine : « Je vais le faire, mais j’attends le bon moment. » Mélanie, 36 ans, cadre dynamique et mère de deux enfants, partageait cette philosophie. Pour elle, l’immobilier était un projet « à moyen terme ». Elle attendait que son apport personnel soit un peu plus conséquent, que les taux d’intérêt perdent quelques points de base, que les enfants grandissent.

Puis, l’imprévisible s’est invité. Un matin, une douleur. Un rendez-vous médical « par précaution ». Le verdict tombe comme un couperet : cancer du sein. Au-delà du combat pour la vie, Mélanie a découvert une double peine : le gel total de ses projets d’avenir.

« Bonjour, je suis en traitement pour un cancer du sein. Les assurances pour les emprunts n’assurent plus les personnes en longue maladie pendant 10 ans. Je ne peux donc pas investir. Je suis bloquée. »

Ce témoignage poignant soulève une question que peu de formateurs en immobilier abordent : votre capacité d’emprunt n’est pas qu’une question de revenus, c’est une question de santé. En France, le système bancaire est intrinsèquement lié à l’assurance. Pas d’assurance, pas de prêt. Pas de prêt, pas de levier. Pas de levier… pas de liberté financière.

 

2. La psychologie de la procrastination financière : Pourquoi nous attendons trop

Pourquoi l’être humain a-t-il cette tendance viscérale à repousser ? En finance, cela s’appelle l’inertie de l’investisseur. Nous cherchons des conditions « parfaites » qui, par définition, n’existent jamais.

 

Le mythe du « bon moment » économique

L’investisseur débutant se focalise sur les variables externes :

  • Les taux de la BCE (Banque Centrale Européenne).
  • L’indice des prix de l’immobilier.
  • Le contexte géopolitique.

Pendant que vous analysez ces données, votre capital santé, lui, ne fait que diminuer statistiquement. Chaque mois qui passe augmente la probabilité d’un incident de parcours : une pathologie chronique, un burn-out, un accident domestique, ou simplement l’usure naturelle du corps.

Le biais d’optimisme

Nous pensons tous être à l’abri. Pourtant, les chiffres de la Sécurité Sociale sont formels : le nombre d’Affections de Longue Durée (ALD) ne cesse de croître. En reportant votre investissement à « plus tard », vous faites un pari extrêmement risqué : vous pariez que votre moi futur sera en meilleure santé (ou au moins dans le même état) que votre moi présent. C’est statistiquement une erreur de gestion de risque.

 

3. L’Assurance Emprunteur : Le véritable moteur du crédit

Pour comprendre l’urgence d’investir, il faut plonger dans la mécanique technique de l’assurance de prêt immobilier. L’assurance n’est pas une simple formalité administrative ; c’est le cœur du réacteur de votre enrichissement.

 

Qu’est-ce que l’assurabilité ?

L’assurabilité est votre capacité à être « accepté » par une compagnie d’assurance à un tarif standard. Les assureurs sont des gestionnaires de risques. Ils utilisent des tables de mortalité et de morbidité pour décider si, oui ou non, ils vont garantir votre prêt.

Les trois niveaux de réponse de l’assureur :

  1. Acceptation aux conditions normales : Vous payez le tarif de base.
  2. Ajournement : L’assureur refuse de vous couvrir pour l’instant et vous demande de revenir dans 2, 5 ou 10 ans (cas de Mélanie).
  3. Refus pur et simple : Votre profil est jugé trop risqué. Votre projet immobilier meurt instantanément.

Le risque de « l’incident mineur »

On s’imagine qu’il faut une maladie grave pour être bloqué. C’est faux. Une hernie discale, une dépression documentée, un problème de genou après une saison de ski, ou une apnée du sommeil peuvent suffire à générer des exclusions de garanties. Imaginez : vous achetez un immeuble de rapport, mais votre assurance exclut les problèmes de dos. Si vous devenez invalide suite à un accident de portage, l’assurance ne remboursera pas votre crédit. Vous vous retrouvez avec une dette et sans revenus professionnels.

 

4. Loi Lemoine et Convention AERAS : Le cadre juridique actuel

En tant qu’investisseur avisé, vous devez maîtriser les outils législatifs à votre disposition. La France possède l’un des cadres les plus protecteurs au monde, mais il a ses limites.

 

La Loi Lemoine (2022) : Une révolution partielle

Cette loi a supprimé le questionnaire de santé pour certains prêts. C’est une aubaine, mais attention aux conditions strictes :

  • La part assurée par personne doit être inférieure à 200 000 €.
  • Le prêt doit être remboursé avant le 60ème anniversaire de l’emprunteur.

Si votre projet dépasse ces seuils (ce qui arrive vite en investissement locatif ambitieux), le questionnaire médical revient en force. Et là, votre historique des 10 dernières années sera scruté à la loupe.

La Convention AERAS : Le dernier recours

AERAS signifie « s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé ». C’est un dispositif qui permet de faire examiner votre dossier par des experts médicaux de second et troisième niveau.
Le problème ? Les délais sont extrêmement longs (souvent incompatibles avec un compromis de vente) et les surprimes peuvent atteindre 200% ou 300% du tarif normal, détruisant instantanément votre cash-flow net.

 

5. L’investissement comme bouclier familial : L’aspect prévoyance

Investir maintenant, c’est aussi utiliser le système bancaire pour protéger ses proches. C’est un aspect de la liberté financière que l’on oublie souvent : la prévoyance par l’actif.

 

Prenons un exemple concret :
Admettons que vous achetiez un appartement à 250 000 € aujourd’hui. Vous êtes jeune et en bonne santé, votre assurance vous couvre à 100% sur le décès et l’invalidité.
Si, par malheur, un accident survient dans trois ans :

  • L’assurance rembourse la totalité du capital restant dû à la banque.
  • Votre famille ou vos héritiers se retrouvent avec un bien immobilier entièrement payé.
  • Ils perçoivent 100% des loyers nets chaque mois.

L’immobilier est le seul placement au monde qui vous permet de créer une sécurité financière immédiate pour vos proches, financée par le locataire et garantie par l’assureur.

 

6. Stratégie : Comment agir si vous avez peur du timing ?

Si vous hésitez encore, voici la méthode pour sécuriser votre avenir sans attendre des conditions de marché « parfaites ».

 

A. Sécurisez votre assurabilité immédiatement

Même si vous n’avez pas encore trouvé « la » perle rare, faites un point avec un courtier en assurance. Testez votre profil. Si vous êtes en pleine santé aujourd’hui, c’est votre plus grand avantage compétitif sur le marché.

B. Visez des petits lots pour bénéficier de la Loi Lemoine

Si vous avez un historique médical léger, privilégiez des acquisitions de moins de 200 000 €. Cela vous permet d’éviter le questionnaire médical et de construire votre empire pierre par pierre, sans que votre passé de santé ne vous freine.

C. La stratégie de « l’escalier »

N’attendez pas d’avoir les fonds pour un immeuble de 10 appartements. Achetez un studio cette année. Un T2 l’année prochaine. Chaque signature chez le notaire verrouille un contrat d’assurance. En multipliant les petits prêts, vous lissez votre risque médical.

 

Conclusion : Le prix du regret est supérieur au prix du marché

Le cas de Mélanie n’est pas une exception, c’est un signal d’alarme pour tous ceux qui pensent que le temps est une ressource infinie. En investissement immobilier, le risque n’est pas que les prix baissent de 5%. Le risque est de ne plus pouvoir jouer du tout.

 

Votre plan d’action immédiat :

  1. Vérifiez votre capacité d’emprunt réelle.
  2. Prenez rendez-vous pour une visite immobilière cette semaine.
  3. Arrêtez de lire les actualités sur les taux et commencez à construire votre sécurité.

Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui. N’attendez pas que votre corps vous dise « non » alors que votre esprit crie « liberté ».

Note d’expertise : Cet article a été rédigé avec l’appui des directives de la Convention AERAS et des mises à jour de la Loi Lemoine 2022. Pour toute situation médicale spécifique, consultez un courtier spécialisé en risques aggravés.

 

Pour vous lancer dès maintenant, découvrez notre guide "Les 10 étapes pour débuter l'investissement immobilier"

 

Comment devenir un bon orateur et bien parler devant un public ?

Dans cet article, je vais vous donner des clés pour réussir à vous exprimer facilement face à un public.

Le quotidien des journalistes est d’assister à des conférences de presse. Les intervenants montent sur l’estrade, racontent leur histoire, présentent leur PowerPoint. Une fois rentré à la rédaction, le journaliste décide s’il a, ou non, envie d’écrire un article.

Si l’orateur a été mauvais, le journaliste n’écrira sûrement rien. Mais ce dernier sait très bien quand il a écouté un discours de qualité. Dans ces cas – trop rares –, il est alors capable d’écrire directement son article de mémoire, sans même ressortir ses notes !

Résultat, un entrepreneur venu présenter sa société, un chef d’équipe venu parler de son chantier, un restaurateur venu évoquer l’ouverture de son nouveau restaurant, va se retrouver avec une page entière dans le journal.

C’est le jackpot : une visibilité formidable, de la crédibilité aux yeux du public, de la publicité gratuite.

Mais tout cela, c’est à condition de bien savoir parler et d’être à l’aise en public. Un art que peu de gens maîtrisent vraiment.

Être un bon orateur n’est pas si difficile. Cela tient à quelques astuces essentielles à mettre en place, et surtout à une règle d’or : il faut travailler son discours. Le préparer, le répéter.

 

Faire de chaque prise de parole une opportunité

Les dirigeants qui se démarquent sont ceux qui ont travaillé leur discours, non seulement sur le fond mais aussi sur la forme.

Voilà pourquoi vous devez à tout prix être capable de saisir la prochaine opportunité de prise de parole qui s’offre à vous.

Imaginez être invité à un cocktail, par la mairie de votre ville, pour expliquer les récents investissements immobiliers que vous avez réalisés dans le centre. Pas question de vous contenter de parler de prix au m², de travaux de rénovation, et de problèmes de notaire.

Non, vous devez donner votre vision, démontrer votre savoir-faire, illustrer vos propos et convaincre. C’est une opportunité d’attirer des investisseurs désireux de vous proposer une association.

Mais aussi des entreprises qui pourraient vous confier la gestion de leur parc immobilier. Ou encore des sociétés de rénovation qui vous proposeront des partenariats intéressants.

Agrandir votre réseau, vous faire connaître, susciter des opportunités financières : vous pouvez ouvrir toutes ces portes simplement en sachant bien parler.

Parce que vous ne parviendrez pas à faire passer votre message, à convaincre un client, un investisseur, un partenaire, sans y mettre les formes, voici les indispensables pour devenir un bon orateur.

Simple et court ; court et simple

 

Combien d’idées est capable de retenir la personne qui vous écoute parler ?

Une fois qu’il aura quitté la pièce, votre auditoire ne va retenir que trois de vos messages, au maximum, expliquent les experts en communication.

Alors si vous avez développé un plan en 3 parties, contenant chacune 3 sous-parties développant une idée différente, vous avez perdu votre public. Vous avez voulu communiquer 9 messages, mais la surabondance d’informations aura eu l’effet inverse.

Les gens oublieront tout en quelques minutes seulement. Donc la première chose à faire lorsque vous écrivez la structure de votre discours est de réduire le nombre de vos messages.

Ensuite, faites court. Soyez concis. Vous avez l’impression d’avoir beaucoup à dire, mais mieux vaut couper des informations inutiles, plutôt que de faire trop long et perdre votre public. Une fois encore, il existe une règle très simple à suivre.

18 minutes, c’est la durée au-delà de laquelle l’attention se réduit inexorablement. Les plus grands orateurs le savent.

Pour savoir si vous êtes dans les temps, vous devrez répéter, bien sûr. Mais cela ne suffit pas toujours. Sous le coup du stress, le jour J, il arrive de parler beaucoup plus vite, ou à l’inverse, beaucoup plus lentement. Alors pour vous aider, voici quelques repères.

Sachez que l’équivalent d’une minute de prise de parole orale représente à peine… 10 lignes de texte sur une page Word ! Pas la peine donc de rédiger un discours-fleuve.

Soyez percutant

 

Votre idée est excellente. Alors, pourquoi attendre les dernières minutes de votre intervention pour la développer ? Oubliez tout ce que l’on vous a appris. À l’oral, il faut toujours commencer par la conclusion.

Ainsi, votre public sait de quoi vous allez parler. Cela va l’inciter à vous écouter. D’autre part, si un membre de l’audience devait partir au bout de quelques minutes seulement ou être distrait par un mail, peu importe. Vous aurez au moins réussi à faire passer votre message dès le début.

 

 

Pour être percutant, ayez recours aux exemples. Ils sont plus efficaces que les grandes théories, cela a été prouvé. Une histoire, une anecdote, un récit, fait appel à beaucoup plus de zones de notre cerveau que des chiffres, des statistiques.

Avec un récit ou encore une photo ou une vidéo, les zones du cerveau qui entrent en action sont nombreuses : vision, imagination, mémoire, association de souvenirs…

Pour avoir de l’impact, il n’est pas nécessaire d’avoir un vocabulaire riche. Soyez directe, faites des phrases courtes et digestes.

Résultat, vous augmentez la probabilité que votre interlocuteur se souvienne de votre exemple, et donc du message que vous voulez faire passer.

Vous souhaitez par exemple faire un discours sur les opportunités d’investissement dans l’immobilier touristique. Ne vous contentez pas de statistiques chiffrées, de nombre de m² et de pourcentages de rendement.

Choisissez un village, racontez son histoire, parlez de ses habitants, d’un propriétaire en particulier, du bien qu’il a mis en location, des revenus qu’il en tire, et de ce qu’il fait de l’argent gagné. N’hésitez pas à montrer des photos du lieu, à personnaliser votre histoire au maximum.

Enfin, n’oubliez pas de garder votre sang froid, d’investir uniquement un montant que vous êtes près à perdre.

Utiliser des frameworks marketing

 

Pour vous aider à structurer votre discours et donner plus d’impact à votre prestation je vous recommande la méthode AIDA : Attention, Interest, Desire, Action.

On l’utilise beaucoup dans le marketing de vente mais c’est un très bon appui pour débuter.

La prise de parole en public c’est un art.

Les meilleures orateurs ont toujours une approche créative, une intro spéciale qui marque : de l’humour, un objet, une image, en mimant quelque chose etc…

Bref, un élément qui va susciter beaucoup de réaction afin de capter l’attention du public.

L’entrée en matière fait partie des points clés de l’art oratoire car l’être humain se rappelle souvent du début et de la fin d’une scène. Donc autant faire bonne impression dès les premières secondes.

Ensuite à vous de voir l’objectif de votre intervention en public : Si vous avez un message à faire passer, soyez intéressant dans votre discours, posez des questions aux publics.

Si vous voulez plutôt vendre une idée, un concept voir votre produit, il va falloir rajouter une couche de stimulation, de désir et de passage à l’action.

Il faut alors que votre public se projette en l’utilisant l’objet au quotidien et qu’il comprenne les bénéfices qu’il en tirera, et surtout ce qui lui manque aujourd’hui alors qu’il ne l’a pas.

Et si vous voulez aborder le sujet tabou du prix, métaphorisez le : cet objet incroyable qui vous changera la vie mais ne vous coûtera QUE le prix d’un café par jour pendant 3 mois..

 

Le langage corporel, cet éternel oublié

 

Vous le savez d’instinct : cette personne qui essaie de vous convaincre de quelque chose tout en ayant le regard fuyant est probablement en train de mentir.

Votre enfant qui se tortille dans tous les sens en expliquant que non, ce n’est pas lui qui a renversé le vase du salon, vous ment très probablement aussi.

La communication non verbale en dit autant que nos mots, si ce n’est plus. On parle de +70% d’un message transmis par le corps, 17% par les mots et les 13% restant par le ton.

Elle doit donc faire partie intégrante de votre discours.

Évitez les gestes parasites, de type balancement de jambes, doigts qui tapotent sur la table, soyez stable. Servez-vous de vos mains pour appuyer votre discours, signaler un point important. Souriez et pendant votre discours, gardez le contact visuel le plus possible avec votre audience.

Balayez régulièrement toutes les personnes présentes dans la pièce afin qu’elles se sentent concernées et incluses dans votre discours. Quand quelqu’un nous parle en face, nous regarde dans les yeux, on se sent considéré, alors que s’il parle sur le côté face au vide, on se sentira exclu.

Avec la parole pour seule arme, vous enfoncerez alors toutes les portes : convaincre un banquier de vous accorder un prêt, séduire des investisseurs, démontrer à des locataires potentiels les avantages de votre bien, promouvoir votre produit, revendre les parts de votre entreprise au meilleur prix…

Voilà des tips pour vous exprimer et prendre la parole en public. Il faut bien sûr gérer son stress en faisant de la méditation, en chauffant son corps et en répétant beaucoup beaucoup de fois son texte afin de gagner un maximum de confiance.

Vous pouvez aussi imaginer jouer un rôle, être un autre personnage afin de vous détacher du “vous” qui a du mal à s’exprimer, qui tremble, qui est tout coincé et qui vous bride.

On retrouve beaucoup cette “projection” d’un autre soi chez les musiciens qui sont déchaînés sur scène mais calmes et posés lors d’interview.

Pour en apprendre plus, téléchargez notre guide "Les 5 Erreurs bancaires qui vous empêchent d'avancer et comment les éviter"

 

Investir dans la location courte durée

Investir dans la Location Courte Durée en 2026

Le marché de la LCD (Airbnb, Booking) a muté. Entre régulations municipales drastiques et professionnalisation du secteur, est-ce encore le meilleur levier de liberté financière ? Ce guide décortique les stratégies gagnantes pour transformer un simple appartement en machine à cash-flow.

 

L’investissement en courte durée est-il encore viable en 2026 ?

La réponse est OUI, mais sous conditions de professionnalisation. Alors que la rentabilité brute moyenne d’une location nue plafonne à 4-5% dans les grandes agglomérations, la location courte durée (LCD) permet encore d’atteindre 10 à 15% de rendement. Cependant, le succès repose désormais sur la maîtrise de trois piliers : la fiscalité LMNP au réel, l’automatisation via des outils de Revenue Management, et une conformité stricte avec les nouvelles réglementations locales (Loi Le Meur, quotas municipaux).

 

1. Comprendre la LCD : Terminologie et segments de marché

La location courte durée est souvent mal comprise. Si le grand public parle de « faire du Airbnb », l’investisseur senior parle de Meublé de Tourisme. Juridiquement, il s’agit de la location d’un local d’habitation à l’usage exclusif du locataire, pour de courtes périodes, à une clientèle de passage.

Mais pour atteindre les 2000 mots de stratégie, il faut comprendre que le marché s’est segmenté. On ne loue plus « à tout le monde ». En 2026, trois segments dominent :

  • Le segment « Leisure » (Loisirs) : La clientèle classique des plateformes. Elle recherche l’emplacement et le design. Sa demande est saisonnière et sensible aux avis clients.
  • Le segment « MICE » & Corporate : Les voyageurs d’affaires. Ils exigent un Wi-Fi irréprochable, une arrivée autonome (24h/24), une facturation simplifiée et une proximité avec les centres d’affaires ou les transports. C’est le segment le plus stable et le moins sensible aux prix.
  • Le segment « Bleisure » : Mix entre business et loisirs. Des voyageurs qui prolongent leur séjour professionnel le week-end avec leur famille.

L’erreur fatale : Penser que la LCD ne fonctionne que dans les zones touristiques. Les zones périurbaines proches des hôpitaux, des grandes écoles ou des zones industrielles (ex: logistique) offrent souvent des rendements supérieurs grâce à un prix d’achat au m² bien plus faible.

 

2. Pourquoi la LCD reste le choix n°1 des investisseurs FIRE

Le mouvement FIRE (Financial Independence, Retire Early) repose sur la maximisation du taux d’épargne et du rendement. Dans cette optique, la LCD est un multiplicateur de capital inégalé.

Le levier du cash-flow immédiat

Là où la location longue durée sert souvent à « payer le crédit » (opération blanche), la LCD génère un surplus de trésorerie immédiat. Dans des villes moyennes comme Saint-Étienne, Limoges ou Le Mans, un T2 bien exploité peut dégager 600 € à 800 € de cash-flow net par mois, là où le même bien en nu dégagerait à peine 50 €.

L’absence totale d’impayés

Le système des plateformes (Airbnb, Booking.com, VRBO) repose sur le pré-paiement. C’est une révolution pour l’investisseur : le risque de loyer impayé est mathématiquement réduit à zéro. En France, où une procédure d’expulsion peut durer 24 mois, cette sécurité est l’argument n°1 des banques pour financer un deuxième ou troisième projet.

 

3. Les risques et les freins : Ce que personne ne vous dit

Investir en courte durée n’est pas un « revenu passif » au début. C’est une activité commerciale déguisée en investissement immobilier.

L’usure accélérée du bien : Multiplier les locataires multiplie les risques de casse, de rayures et d’usure des équipements. Il faut prévoir un budget de rafraîchissement tous les 24 mois pour maintenir le standing « 4 étoiles » exigé par les algorithmes de classement.

La dépendance aux plateformes : Si Airbnb décide de modifier son algorithme ou de suspendre votre compte suite à une plainte abusive, vos revenus tombent à zéro. La stratégie en 2026 est la multidiffusion et la création d’un site de réservation directe pour fidéliser les clients corporate.

 

4. Le labyrinthe juridique : Changement d’usage et régulations

C’est ici que l’investisseur amateur se brûle les ailes. Depuis 2023, la réglementation française s’est durcie pour protéger le parc locatif permanent.

Le changement d’usage avec compensation

Dans les zones tendues (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice), transformer un logement en meublé de tourisme nécessite une autorisation de changement d’usage. Dans certains arrondissements parisiens, vous devez « compenser » en transformant une surface commerciale en habitation de surface équivalente dans le même quartier. C’est un coût qui peut doubler le prix de votre investissement.

La Loi « Anti-Airbnb » et le DPE

En 2026, le flou juridique autour du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) en courte durée s’est dissipé. Les mairies ont désormais le pouvoir d’interdire la mise en location de passoires thermiques (classes G et F) même pour une seule nuitée. Ignorer la rénovation énergétique, c’est condamner son actif à l’obsolescence.

 

5. Fiscalité : Pourquoi le statut LMNP est votre meilleur allié

La fiscalité est le moteur caché de la rentabilité. En France, la LCD est considérée comme une activité commerciale relevant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Le Régime Réel vs Micro-BIC :
Si le micro-BIC offre un abattement forfaitaire (souvent 50%), le régime réel est presque toujours plus avantageux pour l’investisseur immobilier. Pourquoi ? Grâce à l’amortissement. Vous déduisez non seulement vos charges réelles (travaux, intérêts, conciergerie, annonces), mais vous amortissez comptablement la valeur du bâti (ex: 3% de la valeur du bien par an) et du mobilier.

Résultat : Il est fréquent de générer 20 000 € de revenus et de déclarer un déficit fiscal, ne payant ainsi aucun impôt sur ces revenus pendant une décennie.

 

6. Calculer sa rentabilité réelle (Le tableur de l’expert)

Pour ne pas se tromper, il faut intégrer des charges que l’on oublie souvent en location classique :

Poste de dépense Estimation (%) du CA
Commissions plateformes (Airbnb/Booking) 15% à 18%
Conciergerie (Ménage + Check-in) 20% à 25%
Charges (Eau, Électricité, Internet) 5% à 8%
Taxe de séjour et CFE Variable selon commune

Calcul de rentabilité nette-nette : (Revenus annuels – Charges réelles – Taxe foncière – Impôts) / Coût total de l’opération. Un projet sérieux doit viser 8% net-net minimum.

 

7. Stratégies avancées pour dominer la concurrence

Comment faire pour que votre annonce apparaisse en première page alors qu’il y a 500 autres appartements dans votre ville ?

Le Revenue Management (Dynamic Pricing)

Ne fixez jamais un prix fixe à l’année. Utilisez des logiciels comme PriceLabs ou Beyond. Ils analysent les événements locaux (concerts, salons, foires) et ajustent vos tarifs en temps réel. Si un salon professionnel a lieu à 500m de votre bien, votre nuitée doit passer de 80 € à 250 € automatiquement.

L’Optimisation de l’Algorithme

Airbnb privilégie les hôtes qui répondent en moins d’une heure et qui ont un taux d’annulation de 0%. Utilisez des Auto-Responders pour donner l’impression d’une présence constante. Les photos professionnelles ne sont plus une option : c’est le ticket d’entrée. Investissez dans un photographe spécialisé en architecture immobilière.

 

8. Gérer ou déléguer : Le dilemme de la conciergerie

C’est ici que se joue votre liberté. Si vous gérez tout seul, vous n’êtes pas investisseur, vous êtes concierge. Si vous déléguez à 20-25%, votre rentabilité baisse mais votre temps est libéré.

La solution hybride : Automatisez tout ce qui peut l’être (serrures Nuki/Igloohome, livre d’accueil numérique via Styqr, messages automatiques) et ne déléguez que le ménage et la blanchisserie à un auto-entrepreneur local. Vous divisez vos frais par deux par rapport à une conciergerie classique.

 

Conclusion : L’heure de la professionnalisation

Investir dans la location courte durée en 2026 demande plus de rigueur qu’en 2018. Ce n’est plus un « plan facile », c’est un métier d’hospitalité soutenu par une ingénierie financière et fiscale. Si vous traitez votre investissement comme une entreprise, les bénéfices seront à la hauteur de vos ambitions de liberté financière.

La fiscalité de l'immobilier locatif est un mystère pour vous ? On vous explique tout dans notre guide.

 

Une histoire d’huissier et de loyer impayé

 

Lorsque l’on parle d’investissement immobilier, la plupart des gens ont peur des impayés de loyer.

En revanche, nous pouvons vous fournir des éléments sur lesquels réfléchir pour trouver votre réponse.

Tout d’abord, cette réflexion devra être froide, objective, détachée de tout affect, de toute pression, et surtout : elle devra se baser sur des chiffres !

 

Une lectrice d’Objectif Libre et Indépendant a été victime d’un impayé.

Elle a eu la gentillesse de bien vouloir détailler son histoire pour qu’elle puisse servir à tous.

Je trouve qu’il est particulièrement intéressant de voir comment les choses se passent concrètement, qui paie quoi, et… comment cela se termine.

Je laisse la parole à Marie-Hélène.

 

«  »

Bonjour Guillaume,

Merci de me donner l’occasion de raconter mon histoire. Je pense en effet qu’elle pourra être utile aux lecteurs d’Objectif Libre et Indépendant.

Je suis seule avec mes 3 grands enfants.

En dehors de ma résidence principale, je suis propriétaire d’un appartement que je loue en colocation depuis maintenant 12 ans.

Mes locataires sont des étudiants.

Donc ma coloc est vide en juillet et août. Je n’arrive malheureusement jamais à louer durant l’été.

Mais, il y a 3 ans, bonne surprise : je suis contactée par une dame qui cherche une chambre pour sa fille pour tout le mois de juillet. Sa fille faisant un stage d’un mois dans ma ville.

Au téléphone, cette maman me fait une excellente impression.

Elle parait inquiète d’envoyer sa fille en terrain inconnu.

Ayant une fille du même âge, je me suis mise à sa place, et c’est volontiers que j’ai proposé d’aller la chercher à la gare le dimanche soir, et de m’occuper de sa fille comme si c’était la mienne.

La dame m’envoie le contrat signé. Elle se porte garante de sa fille. Et elle me joint un chèque d’acompte de 100 Euros.

Tout paraissait donc bien s’annoncer.

Deux semaines plus tard, sa fille est arrivée.

Je l’ai « maternée » comme annoncé… mais plus aucun paiement n’était en vue. Lorsque je lui ai posé la question du règlement, elle a pris un air étonné :

« Maman ne vous a pas fait parvenir de règlement ? » – si, seulement un acompte !

Ces gens étaient tellement corrects et bien élevés, que je ne me suis doutée de rien.

Quand on est honnête, on a trop souvent l’impression que c’est normal et que les autres le sont forcément aussi.

Le stage s’est donc passé, je lui ai rafraîchi la mémoire à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais réussi à obtenir le solde de ce qu’elle me devait (400 euros).

A son départ, elle m’a assuré : « Maman vous fera un chèque dès lundi ! »

Rien. Plusieurs relances se sont avérées infructueuses. Elle ne répondait plus au téléphone ni à mes mails.

J’ai donc demandé à mon fils de l’appeler avec son numéro (qu’elle ne pouvait pas connaitre).

Cette fois-ci elle a décroché, et elle a dit avoir changé d’adresse mail, être désolée pour l’oubli etc…

Un mois a passé, et je n’ai rien vu venir. Aussi la rage m’a prise.

La somme n’était pas élevée. Seulement un mois de loyer.

Mais me sentir ainsi volée par des gens avec qui j’avais été irréprochable m’était insupportable.

Je suis donc allée voir un huissier.

Je ne savais pas si ça valait la peine pour une petite somme.

J’avais peur qu’il me dise qu’il n’y avait rien à faire, ou même de me faire rire au nez de le déranger pour si peu.

Je me disais que peut-être la procédure allait coûter beaucoup plus que la somme à récupérer.

Mais je ne pouvais pas laisser passer.

Car si on laisse faire les gens comme ça, on se rend indirectement complice : ils vont piéger d’autres propriétaires, pour des sommes plus importantes.

Et des vies entières peuvent basculer comme cela.

Je ne pouvais pas ne pas agir.

L’huissier m’a très bien reçue.

Il n’a pas eu l’air étonné par mon affaire. Je pense qu’ils en voient de toutes les couleurs.

Il m’a demandé tous les documents.

Heureusement, je garde toujours tout.

Il a d’abord adressé une mise en demeure par lettre recommandée, mais n’a pas eu de réponse.

Alors, comme j’étais dans mon bon droit, j’ai continué la procédure. Le contrat était signé, la maman était garante, il n’y avait aucune négligence de ma part.

Le dossier a été transféré dans la ville de résidence de cette famille. Moi, je ne parlais qu’à mon huissier, et lui gérait l’affaire avec un confrère de la ville en question.

Du coup, 2 huissiers pour une somme de 400 euros…

Je n’ai plus rien eu à faire.

L’huissier s’est occupé de tout.

Il ne me donnait pas vraiment de nouvelles. A chaque fois que j’appelais, on me disait « c’est en cours ».

Il faut être très patient. Parfois il ne s’est rien passé pendant des mois.

Finalement, le Tribunal a condamné la mère à me payer 50 Euros par mois jusqu’à ce que les 400 qu’elle me devait soient totalement payés.

Je croyais être sortie d’affaire, mais la première mensualité est arrivée, puis… plus rien.

J’ai continué à talonner, appelant mon huissier toutes les semaines.

L’affaire a duré près de trois ans, mais le jugement était exécutoire pendant 10 ans. Il était donc évident que, dès que la fille (ma locataire) allait avoir un salaire, il y aurait une saisie-arrêt directement sur son compte en banque.

Et donc le mois dernier, heureuse surprise : un virement de 350 Euros est arrivé sur mon compte pour clôturer le dossier.

Il y a eu des frais. Mais ça a été à cette famille de les payer. Je n’ai rien avancé ni payé.

En tout, pour une dette de 400 euros, ils ont payé… plus de 1000 Euros.

J’ajouterai que j’ai poursuivi parce que ces gens n’étaient vraiment pas dans le besoin, et que j’avais vraiment eu le sentiment de m’être fait « rouler ».

Il n’en aurait pas été ainsi s’ils m’avaient expliqué qu’ils avaient des difficultés de trésorerie passagères.

On aurait pu s’arranger. Mais c’est plus pour le procédé que pour la somme, que j’ai poursuivi.

J’invite donc les lecteurs d’Objectif Libre et Indépendant à faire de même, car lorsque le dossier est impeccable et que l’on est dans son bon droit, il n’y a aucune raison de laisser libre cours à ce genre d’escroquerie.

 

 

Marie-Hélène.

«  »

 

Suite à ce témoignage, voici mes conseils :

  • Ne faire confiance à personne, même si les gens paraissent au-dessus de tout soupçon.
  • Se faire payer en totalité AVANT la remise des clés. Aucune exception.
  • Avoir tous les papiers parfaitement en ordre (bail, pièce d’identité des locataires…). Aucune poursuite n’aurait été possible sans cela. L’huissier a tout demandé, y compris le titre de propriété de l’appartement.
  • Relancer régulièrement l’huissier pour être sûr que la procédure suit son cours.
  • Être patient

 

Je dis un grand merci à Marie-Hélène pour son partage d’expérience.
Si vous aussi, vous avez des expériences qui pourraient intéresser tous les lecteurs, n’hésitez pas à me les faire parvenir ! Je les partagerai avec plaisir !

En conclusion, si vous avez besoin de déterminer la pertinence de vendre ou non votre bien immobilier, n’oubliez pas de confier une partie de votre prise de décision aux éléments mathématiques !

Ils vous donneront des chiffres clés, qui permettront de faire pencher la balance en faveur de la vente ou de la conservation de votre bien immobilier.

 

 

La fiscalité de l'immobilier locatif est un mystère pour vous ? On vous explique tout dans notre guide.

Les calculs à faire avant de vendre son bien immobilier

 

Vendre ou ne pas vendre ?

Nous tenons d’ores et déjà à préciser ce qui suit : nous n’avons aucune formule magique pour répondre avec pertinence à la question de savoir s’il faut garder ou vendre un bien immobilier, tant cette question est personnelle.

En revanche, nous pouvons vous fournir des éléments sur lesquels réfléchir pour trouver votre réponse.

Tout d’abord, cette réflexion devra être froide, objective, détachée de tout affect, de toute pression, et surtout : elle devra se baser sur des chiffres !

Personne tenant une maison en bois sur sa mail ouverte et tendu en avant et l'autre main pointant la maison du doigt

Les éléments de calcul

Nous allons vous indiquer à partir de quels éléments vous pourrez obtenir des chiffres qui vous aideront pour comprendre s’il est bien opportun de garder votre bien immobilier, ou si le moment de le vendre est désormais arrivé.

Il faudra étudier deux points fondamentaux : le calcul de rentabilité de votre bien pour commencer, puis le calcul de l’imposition sur la plus-value.

En effet, ces deux notions très concrètes vont vous aider à vérifier si les chiffres penchent du côté de la revente ou du côté de la conservation du bien !

Si votre bien rapporte plus de 10% de rentabilité nette, il serait peut-être dommage de vous en priver, et préférable de trouver des solutions alternatives à la vente.

Mais allons-y avec ordre.

La rentabilité

Avant d’envisager de vendre un bien immobilier, il est important de faire le point sur ce qu’il vous rapporte réellement. C’est ce que l’on appelle la rentabilité.
La plupart du temps, la rentabilité d’un bien est chiffrée avant son achat.


Cependant, elle peut connaître une évolution dans le temps, et il est toujours intéressant de faire le point régulièrement. En effet, le montant des charges évolue, et le prix de vente éventuel du bien immobilier également.


Ainsi, lorsque que l’on est dans l’objectif de vendre un bien immobilier, la rentabilité ne se calcule pas tout-à-fait comme lors de la perspective d’achat. Cependant, les variables restent les mêmes : il s’agit toujours d’un rapport entre le prix de vente estimé du bien, les recettes et les charges.


Dans une perspective de revente, la rentabilité se calcule en fonction du prix estimé de la revente, déduction faite de l’impôt sur la plus-value que vous allez payer.

Calculer la rentabilité de votre bien immobilier

On distingue la rentabilité brute, la rentabilité nette, et la rentabilité nette-nette.

La rentabilité brute se calcule comme suit :
Rentabilité brute = ⦋ loyer annuel / (prix de vente estimé du bien – impôt sur la plus-value) ⦌ x 100

Ce calcul donne une idée assez imprécise de la rentabilité réelle du bien, puisqu’elle ne prend pas en compte les charges du bien immobilier.

Nous donnons cette formule à titre indicatif, mais elle ne nous semble pas suffisamment pertinente.

Rentabilité nette :

⦋ (loyer annuel-charges annuelles) / (prix de vente estimé du bien – commission éventuelle d’agence immobilière – impôt sur la plus-value) ⦌ x 100

La rentabilité nette est déjà plus précise, puisqu’elle prend en compte les charges, telles que la taxe foncière, les travaux, les frais de maintenance et d’entretien, les frais comptables, les intérêts d’emprunt, l’assurance PNO….

Rentabilité nette-nette :

Loyer annuel-charges annuelles- impôts et prélèvements sociaux sur les revenus fonciers) / (prix de vente estimé du bien – commission éventuelle d’agence immobilière – impôt sur la plus-value) ⦌ x 100.

Cette méthode est la plus précise. Elle prend en effet en compte l’impact de la fiscalité sur la rentabilité du bien. Et parfois, si la fiscalité n’a pas été anticipée, cet impact n’est pas négligeable.

Au-delà des calculs pour déterminer la rentabilité exacte de vos biens immobiliers, il y a deux variables à considérer : le prix de vente estimé du bien, et l’imposition sur la plus-value.

2 hommes discutes d'une bien immobilier, et un tient une maison en model réduit

Estimer le prix de vente du bien immobilier

Pour connaître le prix de vente du bien, vous pouvez démarcher des agents immobiliers, afin qu’ils estiment la valeur réelle du bien sur le marché. Ces estimations sont la plupart du temps gratuites. N’hésitez pas à contacter plusieurs agents immobiliers, afin d’avoir plusieurs avis à comparer.

Vous pouvez également comparer de votre côté avec les prix pratiqués sur le marché, en regardant les annonces sur internet ou dans les agences immobilières.

Soyez toutefois attentif à comparer des biens qui sont eux aussi destinés à du locatif, des biens de même surface, dans la même zone géographique, de même qualité énergétique, de même état intérieur… Ce qui peut se révéler complexe.

Vous pouvez également faire évaluer le bien immobilier par votre notaire. Il dispose d’une bonne connaissance du marché locatif et des prix du marché immobilier. Il sera, en outre, en mesure de calculer le montant de l’imposition sur la plus-value que vous serez susceptible de payer.

Une bonne rentabilité peut vous décider à conserver votre bien immobilier et à étudier des solutions alternatives à la vente.

Le pourcentage à partir duquel on estime que la rentabilité est « bonne » est de 5%.

Au-delà de ce pourcentage, la question de conserver le bien immobilier dans son patrimoine est pertinente, car peu de placements financiers vous proposeront un tel rendement, sauf à mettre en jeu votre capital investi. Cependant, une bonne rentabilité n’est pas toujours le seul critère de décision.

Un autre calcul important à effectuer avant de prendre votre décision est le calcul de l’imposition de la plus-value, en cas de revente du bien immobilier.

En effet, quoi de plus dommage que de revendre un bien immobilier locatif si, une fois vendu, la plus-value fond comme neige au soleil après le passage de l’administration fiscale ?

Femme dans son canapé entrain de faire des calcules en lien avec l'immoblier

L’imposition de la plus-value lors de la vente

Commençons par définir ce qu’est la plus-value.

Une plus-value immobilière est la différence entre le prix d’achat du bien immobilier et son prix de vente. Ainsi, si vous avez acheté un studio 27 000 euros et que vous le revendez 15 ans plus tard au prix de 43 000 euros, la plus-value est de 16 000 euros (43 000 – 27 000).

C’est l’administration fiscale qui va imposer cette plus-value.

Pour commencer, il faut savoir qu’il existe une imposition différente de la plus-value quand vous vendez un bien sous votre nom, et quand vous le vendez par l’intermédiaire d’une société.

Dans le premier cas, le régime d’imposition de la plus-value sera celui des particuliers, alors que dans le deuxième cas, vous serez soumis au régime professionnel d’imposition des plus-values.
Concernant l’imposition des plus-values des particuliers, la plus-value sur la vente d’un bien n’est pas imposée systématiquement, il existe des cas d’exonération.

Toutefois, si vous n’entrez pas dans la catégorie des personnes exonérées, vous devrez calculer l’imposition.

Comment calculer l’imposition de la plus-value ?

Dans un premier temps, vous devrez déterminer la plus-value brute :

(Prix de vente net vendeur) – (prix d’achat + frais d’achat + travaux éventuels)

Le prix de vente du bien est le prix net vendeur. Les frais de notaire ou les frais d’agence éventuels liés à la vente ne sont pas comptabilisés dans ce montant.

Le prix d’achat est le prix auquel vous aviez acheté le bien immobilier. Ce montant va être augmenté des frais de notaire et d’agence payés au moment de l’acquisition.

Reprenons l’exemple du studio acheté 27 000 euros et revendu 43 000 euros. Quand vous l’avez acheté, vous aviez payé 1 890 euros de frais de notaire.

La plus-value brute sera donc de :

43 000 – (27 000 + 1 890) = 14 110 euros.

Une fois que vous avez déterminé le montant brut de la plus-value, vous allez pouvoir appliquer un abattement, lié à la durée pendant laquelle vous avez détenu ce bien immobilier.
L’abattement pour l’impôt sur le revenu commence à compter de la 6e année de détention. Il y a un abattement de 6% de la 6e à la 21e année, et de 4% après la 22e année de détention.

Passé 22 ans de détention, l’exonération est totale, mais uniquement pour ce qui est de l’imposition sur les revenus.
Concernant les prélèvements sociaux sur la plus-value, il n’y a également aucun abattement les 5 premières années. Les prélèvements sociaux sont de 17,2% depuis 2018.

Ensuite le taux d’abattement évolue, mais l’exonération totale n’intervient qu’à compter de la 30e année de détention.

C’est la raison pour laquelle on parle d’exonération totale d’imposition de la plus-value au terme de 30 ans.

Mais en réalité, après 22 ans d’acquisition, vous n’êtes déjà plus imposé sur vos revenus, vous aurez « uniquement » une fraction des prélèvements sociaux.

tableau excel sur le taux d'abattement

Source : www.service-public.fr
Tout cela a l’air compliqué, mais rassurez-vous, ce n’est pas à vous d’effectuer ces calculs. Tout est fait par le notaire en charge de la vente du bien immobilier.

Le montant dû à l’administration fiscale sera directement prélevé sur le montant total de la transaction, donc le montant que vous recevrez de votre notaire sera net, et déjà déduit du montant de l’impôt sur la plus-value réalisée.

De votre côté, vous n’aurez qu’à reporter le montant de la plus-value réalisée sur votre déclaration fiscale annuelle.

Il est à noter également que la réforme du prélèvement à la source ne s’applique pas aux plus-values immobilières. Le montant de l’impôt sur la plus-value ne s’intégrera donc pas au montant mensuel du prélèvement à la source, mais sera payé à part, au moment de la vente du bien immobilier.

Photo de 2 personnes devant un écran d'ordi entrain de regarder des infos. En premier plan il y a des gros icons qui représentent des pictos

Conclusion

En conclusion, si vous avez besoin de déterminer la pertinence de vendre ou non votre bien immobilier, n’oubliez pas de confier une partie de votre prise de décision aux éléments mathématiques !

Ils vous donneront des chiffres clés, qui permettront de faire pencher la balance en faveur de la vente ou de la conservation de votre bien immobilier.

 

 

La fiscalité de l'immobilier locatif est un mystère pour vous ? On vous explique tout dans notre guide.

3 techniques pour booster sa rentabilité locative

 

Une forte rentabilité est-elle synonyme d’un investissement risqué ?

Vous n’ignorez pas cette loi universelle de l’investissement qui dit que :

plus un investissement est rentable, plus il est risqué. Et inversement, plus il est risqué, plus il est rentable.

En immobilier, le risque passe souvent par le choix de biens qui sortent des centres de grandes villes. Il est impossible de trouver un bien à 10% de rendement net en plein cœur de Lyon. Par  contre, un bon rendement locatif sera plus facilement atteignable en investissant à Champagnole (25).

Tout dépend donc du niveau de risque que vous souhaitez prendre. Mais si vous lisez ces lignes, ne désespérez pas. Il existe des techniques pour bousculer la sacro-sainte règle du « risque=rentabilité ».

Première technique : la division de biens

Elle consiste à acheter un bien puis à faire des travaux à l’intérieur pour le diviser en 2 biens distincts. Cette technique fonctionne en se basant sur 2 choses :

  1. « Le plancher des loyers ». Il existe une sorte de loyer plancher pour tous types de biens, même les petites surfaces (pensez à ces chambres de bonne louées 800€ /mois à Paris…). Cela fait que même si vous divisez un bien en 2 et que la surface de chaque bien est diminuée, les deux loyers additionnés feront très souvent plus qu’un seul loyer. Cet effet est d’ailleurs particulièrement flagrant dans les centres de grandes villes.
  2. Les économies d’échelles. Vous le savez sûrement mais en en général plus un bien est grand, plus son prix au m2 baisse. À l’inverse, sur un petit bien, le prix au m2 est beaucoup plus élevé. Si vous achetez donc beaucoup de m2 d’un coup, vous bénéficiez d’une belle économie d’échelle. Puis, en divisant ce grand bien en plusieurs plus petits, vous augmentez mécaniquement la valeur de chaque m2. En clair, vous boostez votre rentabilité !

Attention toutefois car la division de bien entraîne également quelques contraintes techniques (duplication des compteurs électriques, eau, etc.) ou juridique. Il faut également obtenir l’accord de la copropriété, puis faire modifier son règlement par un notaire et un géomètre si cette dernière accepte votre projet de division.

Deuxième technique : la colocation

Cette technique ressemble un peu à la première puisqu’il s’agit là encore de diviser un grand espace de vie en plusieurs sous espaces. La différence est qu’avec la colocation la division ne sera qu’interne au logement. C’est à dire qu’aux yeux de l’Etat et de la copropriété, il ne s’agira toujours que d’un seul logement. Impossible donc de revendre indépendamment une chambre de la colocation par exemple.

La colocation est un système qui fonctionne particulièrement bien dans les villes étudiantes et il s’agit d’un boost non négligeable pour sa rentabilité locative. L’avantage de ce système est qu’il est beaucoup plus souple que la division de biens classiques que nous avons vu à l’étape précédente. Vous n’avez pas besoin de prévoir plusieurs boîtes aux lettres, de séparer les compteurs, de prévoir des entrées différentes, etc.

L’autre avantage de la colocation est qu’elle vous permet de diluer le risque de vacances locatives. Mieux vaut avoir 3 colocataires qui paient chacun un loyer de 500€ qu’un seul en location classique qui paie 1500€. Car si l’un des 3 colocataires part, vous ne vous retrouvez pas sans rien.

Enfin, pour faire de la colocation, vous devrez meubler votre bien. Or la location meublée vous ouvre les portes d’un statut fiscal particulièrement intéressant : le statut de la LMNP.

Troisième technique : la location courte durée

Tout le monde parle de la location courte durée, et pour cause ! Dans les grandes villes, louer son bien en courte durée peut permettre de doubler (voire de tripler à certains endroits) votre rendement !

Ce type de location est également très prisé des investisseurs puisqu’il est « facile » de le mettre en place et qu’il n’exige pas de travaux trop importants (comme lorsque l’on sépare un appartement en 2 par exemple).

Attention toutefois car si la location courte durée apparaît toujours comme un eldorado plein de promesses, le marché s’est énormément professionnalisé ces dernières années et il n’est aujourd’hui plus vraiment possible de réussir sans une stratégie complète.

L’inconvénient de ce type de location est qu’il demande un suivi bien plus régulier et exigeant. Vous devez mettre les annonces en ligne, gérer les calendriers de réservation, faire le ménage, les sorties, l’accueil, etc.

Si vous ne souhaitez pas faire la gestion locative vous-même, il est évidemment possible de déléguer la gestion à une conciergerie mais celle-ci viendra rogner votre marge en prenant entre 18 et 20% de commission sur vos encaissements.

Et vous, avez-vous une technique privilégie ?

Nous vous avons présenté ici 3 techniques infaillibles pour booster votre rentabilité. N’hésitez pas à nous partager les vôtres en commentaire !

Pour aller plus loin et débloquer des hautes rentabilités, Découvrez notre guide "Location Courte Durée : Comment faire exploser votre rentabilité ?"

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